Epis-Centre et Agralys
allient leurs forces
dans la transformation
et l’approvisionnement

(de gauche à droite) : Guy Crapez - Directeur Général Agralys
Jacques Dousset - Président Agralys
Bernard Sargis - Directeur Général Epis-Centre
Jean-marc Dubois - Président Epis-Centre
Daniel Marie - Directeur Général Adjoint Agralys

Novembre 2007

Convaincus que l’agriculture de la grande région Centre, pour assurer son développement, doit se structurer, organiser ses filières et avoir la capacité à porter des projets industriels d’aval, Epis-Centre et Agralys ont décidé d’allier leurs forces.


Cela se traduit par les actions suivantes :
- Agralys entre au capital d’Ariane à hauteur de 12 % et accroît ainsi les moyens de constituer et de développer un Groupe économique axé principalement sur la première transformation des céréales et oléagineux.
- l’activité nutrition animale d’Agralys rejoint le Pôle nutrition animale d’Ariane.
- Epis-Centre et Agralys regroupent leurs activités approvisionnement au sein d’une Union de coopératives.

Poursuivre le développement de la transformation
« Au fil des ans, nous avons constitué un important outil industriel, en nutrition animale, en malterie, en meunerie et en trituration. Ces activités industrielles, réunies sous la holding Ariane, ont acquis un fort positionnement sur leurs marchés respectifs. Pour aller plus loin dans cette construction de filières, nous venons de procéder à une augmentation de capital d’ARIANE, réservée à Agralys. » souligne Jean-Marc Dubois. Désormais les développements dans la transformation pourront s’appuyer sur un bassin de production élargi à toute la grande région Centre.

Consolidation du Pôle nutrition animale
Le pôle Nutrition Animale se renforce par l’arrivée d’Agralys Aliments. Aux 7 sites du pôle Nutrition animale d’Epis-Centre s’ajoutent 4 nouveaux sites de fabrication d’aliments sur une zone d’activité étendue au nord. La capacité de production atteindra prés de 650 000 T avec un positionnement fort en volailles et ruminants notamment.

Partenariat autour des activités d’approvisionnement
Le partenariat avec Agralys va se concrétiser dans ce domaine par la mise en commun de l’expérimentation d’une part et par la création d’une Union de Coopératives en matière d’approvisionnement d’autre part. Ses missions seront le référencement, la négociation, le stockage et la distribution.
Ces décisions s’inscrivent dans le cadre d’une réflexion et d’une démarche visant la recherche de synergies profitables aux deux Groupes et à leurs sociétaires, en cohérence avec l’évolution des marchés. « Notre objectif est de massifier les achats, mais également de rationaliser la logistique » précise Bernard Sargis. Les deux Groupes partagent la même volonté d’apporter à leurs adhérents les produits et les services les plus compétitifs, les plus innovants, en accroissant leur capacité à développer des projets avec les fournisseurs. « Cette Union s’arrête à ce niveau central et chacun des deux Groupes reste maître de sa politique terrain avec ses adhérents » complète Jean-Marc Dubois.

Une agriculture de production
Dans un contexte de marché qui valorise la production, il faut retrouver le chemin de la croissance. Depuis une dizaine d’années, la baisse du prix des productions s’est accompagnée d’une baisse des rendements. Les effets du climat dans une certaine mesure mais surtout la conduite des cultures et la réduction des intrants expliquent cette stagnation. Dans ce contexte Epis-Centre doit permettre aux agriculteurs de produire plus, plus propre et plus économique.
La revalorisation des matières premières va induire de nouveaux comportements et de nouvelles relations. C’est une chance pour l’agriculture qui doit savoir mettre à profit ce tournant pour structurer, consolider et diversifier ses débouchés dans une vision à moyen terme. C’est la voie dans laquelle s’est engagé Epis-Centre.

Thierry Renard

 

Trois métiers équilibrés et bénéficiaires d’Epis-Centre

La revalorisation des matières premières explique la progression du chiffre d’affaires de 13 % qui s’établit désormais à près de 1,1 milliard d’euros. Ce chiffre d’affaires repose sur 3 métiers équilibrés tous bénéficiaires (Métiers du grain 38% ; Transformation 31% ; Négoce 31%). Pour la première fois les contributions dégagées par les activités industrielles du Groupe sont supérieures à celles dégagées par les activités agricoles.
Le résultat net passe de 11,3 à 12,7 M€. La capacité d’autofinancement gagne 7 M€ passant de 29 à 36 M€. (+ 23%)
On retiendra de 2006/2007 une collecte moyenne à 2 millions de tonnes et une campagne de commercialisation difficile avec décollage des prix dans une deuxième phase qui a permis d’amorcer le retour à une agriculture de production.

Bonne activité sur la méditerranée

Granit négoce a commercialisé 2,2 millions de tonnes sur le bassin méditerranéen, notamment sur l’Italie, l’Algérie, la Grèce et l’Espagne. Les origines s’internationalisent bien que la France reste l’origine dominante avec 77 %.

Développement de l’activité malt

La participation d’Epis-Centre dans Boortmalt est passée à 100 %. De plus Epis-Centre a renforcé ses positions en Europe Centrale avec l’acquisition de la malterie hongroise de Dunaujvaros. Ces investissements sont intervenus alors que le marché de la bière connaissait une forte croissance.
L’activité malt va de nouveau se développer avec l’extension des capacités de production sur le site d’Anvers de et sur celui d’Issoudun. La capacité de Boortmalt sera portée à 650 000 tonnes d’ici trois ans.

Renforcement des activités logistiques

Les activités portuaires (Anvers, Port-la-Nouvelle et Sète ) se développent avec 2,5 MT expédiées. Sur le site d’Anvers, l’activité container créée au printemps 2007 monte régulièrement en puissance.

Démarrage du bio éthanol et fort développement du bio diesel

L’usine de Lillebonne a démarré sa production fin juin 2007 et est actuellement à 90% de sa capacité nominale.
Cette première génération de biocarburant est une voie de progrès avant que la recherche n’aboutisse à la deuxième génération. Le Grenelle de l’environnement n’a pas démenti les orientations du Gouvernement qui maintient les agréments accordés.
Si le prix du blé éthanol indexé sur celui de l’éthanol pose problème pour les producteurs quand par ailleurs le prix du blé alimentaire s’envole, l’incorporation obligatoire et directe dans l’essence pourrait améliorer cette situation.
Nous ne perdons pas de vue que derrière les biocarburants se profilent les débouchés de la chimie végétale.
Parallèlement la demande de Diester est forte. La consommation française de bio diesel qui avoisinait 400 000 T en 2005 va passer à environ 2,3 MT en 2008. Epis-Centre accompagne ce développement par son implication financière dans Soprol et par son investissement au Mériot (Aube).

Le risque volatilité

La volatilité est aujourd’hui le risque le plus important pour un agriculteur et pour un organisme stockeur. Pour gérer ce risque, il faut avoir recours à de nouveaux outils sur les différents marchés, avoir les moyens de faire sa propre analyse et savoir se couvrir. De nouvelles compétences sont requises ainsi qu’une information rapide et fiable. Il s’agit bien là d’une évolution structurelle de nos activités.